Into the Galaxy

Thé ou Café – Emission du 19 septembre 2009 19 septembre 2009

Frédéric Beigbeder

Catheric Ceylac recevait ce matin le très dandy Frédéric Beigbeder dont je ne me lasse pas d’écouter ses mêmes réponses aux interviews de rentrée littéraire. L’émission Thé ou Café nous amène plus à nous intéresser à l’invité qu’à son actualité. Par ailleurs Un Roman Français est classé 10ième des meilleurs ventes livres FNAC à l’heure où j’écris ce billet.

L’homme Beigbeder n’est pas quelqu’un qui me fascine, ni que j’admire. Mais la sympathie que j’ai envers lui est due à sa ressemblance énorme avec un ancien ami de Lyon. Ressemblance physique: grand, mince avec une gueule incontestable. Aussi une ressemblance dans cette volonté d’être toujours élégant, d’aimer des femmes dans un contexte inadapté au bonheur, de rester une sorte de grand gosse plus prompt à répondre aux exigences du monde de la nuit plutôt qu’à la parfois triste réalité du quotidien. Aussi un goût certain pour la culture dans sa diversité. Par contre, je ne sais absolument pas si depuis, mon vieil ami a connu les affres de la garde à vue.

Ce que j’aime donc par dessus tout en Frédéric Beigbeder peut tenir dans cette expression: « l’habit fait le moine ! ». Beigbeder pense qu’on n’écrit pas de la même façon bien sapé que quand on est en jogging. Bien entendu ce n’est pas en changeant de tenue à la rapidité d’un Clark Kent que les mots vont subir avec la même rapidité la classe d’une chemise terminée de boutons de manchettes, ou d’un vieux pull de baroudeur. C’est bien sûr dans la durée que cet état d’esprit se met en place. Chez Beigbeder, on se rend bien compte que c’est un fil rouge qui lui tient à coeur. Peut-être même plus qu’un rail de cock ou que d’écrire un livre. Ressembler à l’âme d’un Boris Vian ou d’un Oscar Wilde, il est là le quotidien conscient et inconscient de Beigbeder.

Donc le voir, le revoir et le réentendre ne me dérange guère tant j’aime cette courtoisie de la vie.

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’émission sur le site de Thé ou Café; n’oubliez pas de regarder le court bonus sur les impressions de Beigbeder après l’émission.

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La Grande Librairie – émission du 3 septembre 2009 8 septembre 2009

Francois BusnelSeconde saison de l’émission littéraire de France 5. Elle est toujours présenté par le saillant François Busnel et devinez qui il reçoit pour la première de 2009… Nothomb et Beigbeder bien sûr. A côté de cela, il a reçu aussi deux premières plume: Jean-Michel Guenassia et Sacha Sperling âgés respectivement de 59 et 19 ans.
Bien évidemment, l’émission s’est focalisée sur Nothomb et Beigbeder et je dois bien avouer que si entre les deux auteurs la complicité leur donne grâce en duo littéraire comico-intellectuel (c’est à dire avec l’art de la répartie); on ne peut malheureusement sentir la même sympathie entre F. Busnel et F. Begbeider. Pourtant le présentateur ne se démontera pas. Critique dans le magazine Lire, il est plutôt acerbe avec Begbeider qui n’est pas en reste avec par exemple cette phrase: « Si j’ai bien compris le concept de cette émission, c’est d’humilier les auteurs qui ont déjà publié souvent« .
Mais tout s’est bien déroulé entre les deux hommes, ainsi qu’avec le reste des invités, le tout toujours ponctué des dessins incisifs de Jul (dessinateur pour Charlie Hebdo).

Pour visionner l’intégralité de l’émission, cliquez sur la tête de François Busnel. Rassurez-vous, ça ne lui fera aucun mal.

Jul_030909_Nothomb_Beigbeder

 

Nothomb – Le Voyage d’Hiver / Beigbeder – Un Roman Français 3 septembre 2009

Le Voyage d'HiverUn Roman Français

Rentrée TV-littéraire pour deux auteurs habitués des plateaux TV et radio: Amélie Nothomb et Frédéric Beigbeder respectivement pour Le Voyage d’Hiver et Un Roman Français. Donc chacun pensera ce qu’il voudra, moi je les aime bien ces deux là. Déjà parce que leurs bouquins sont plutôt sympa et drôles, et puis aussi parce que j’aime bien le côté cliché de l’écrivain complètement barré qu’ils représentent tous les deux.

Le Voyage d’Hiver:
« Il n’y a pas d’échec amoureux. » (présentation courte de l’éditeur et de l’auteur; j’aime beaucoup )

Un Roman Français: « C’est l’histoire d’une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres. C’est l’histoire d’un homme devenu un jouisseur pour se venger d’être quitté, d’un père cynique parce que son cœur était brisé. C’est l’histoire d’un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d’un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C’est l’histoire d’un garçon mélancolique parce qu’il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l’échec de leur mariage. C’est l’histoire d’un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu’il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance. C’est l’histoire d’une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j’ai vécue : un roman français. » F.B.

 

99 F ( Jan Kounen – 2007 ) 24 avril 2009

Filed under: films,vu à la TV — Géronimo Ier @ 17:04
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pas un centime de plus !

99-fL’histoire: Octave est le maître du monde : il exerce la profession de rédacteur publicitaire. Il décide aujourd’hui ce que vous allez vouloir demain. Pour lui, « l’homme est un produit comme les autres ». Octave travaille pour la plus grosse agence de pub du monde : Ross & Witchcraft, surnommée « La Ross ». Il est couvert d’argent, de filles et de cocaïne. Pourtant, il doute.
Deux événements vont bouleverser le cours de la vie d’Octave. Son histoire d’amour avec Sophie, la plus belle employée de l’agence, et une réunion chez Madone pour vendre
un film de pub à ce géant du produit laitier. Le doué Octave déjante alors et décide de se rebeller contre le système qui l’a créé, en sabotant sa plus grande campagne.
De Paris, où négocient les patrons d’agences, à Miami, où l’on tourne un spot sous antidépresseurs, de Saint-Germain-des-Prés à une île perdue d’Amérique Centrale, Octave parviendra-t-il à échapper à sa prison dorée ?

Mon avis: Je ne pourrais pas comparer ce film avec le roman de Beigbeder car je ne l’ai pas encore lu! Par contre, je peux y aller gaiement en disant que Jan Kounen a pondu là un film qui a bien plus d’énergie que sa merde de Blueberry qui restera parmis mes pires films vus au cinéma.
Pour revenir à 99 F, le film est un peu une sorte de Trainspotting dans l’esprit et dans le rythme, mais sans jamais réellement nous donner autant la même satisfaction. Cette quasi autobiographie de Beigbeder se permet grâce aux excès de coke et de narcissisme de nous emmener dans les bads trips de Jan Kounen qui fonctionnent plus ou moins bien.
Point positif du film, l’apparition à plusieurs moments de Beigbeder lui-même, renforçant le côté mégalo de son personnage Octave ( autre nom mégalo puisqu’Octave était considéré par le grand Jules César comme son fils ).
Enfin dernier point non négligeable: Jean Dujardin. Il est partout en ce moment avec la sortie du dernier OSS 117 et on ne peut nier qu’il a une Gueule et qu’il sait vraiment en jouer.

Ma note: 6.5/10