Into the Galaxy

Jean Teulé – Le Montespan 19 mai 2009

Filed under: le monde du livre — Géronimo Ier @ 21:15
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Le MontespanLe mot de l’éditeur: En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise « Athénaïs » de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque – à qui nulle femme ne saurait résister. D’époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans. Désormais, et jusqu’à la fin de ses jours, il n’aura de cesse de braver l’autorité de Louis XIV et d’exiger de lui qu’il lui rende sa femme.

Lorsqu’il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d’énormes ramures de cerf. La provocation fait scandale mais ne s’arrête pas là. Le roi lui a pris sa femme, qu’à cela ne tienne : il séduira la sienne. Une fois introduit dans la chambre de la reine, seule la laideur repoussante de celle-ci le fera renoncer à ses plans. À force d’impertinences répétées, l’atypique, facétieux et très amoureux marquis échappera de justesse à une tentative d’assassinat, puis sera exilé sur ses terres jusqu’à sa mort. En ayant porté haut son indignation, y compris auprès du pape, le marquis de Montespan fut l’une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin. Il incarne à lui seul l’esprit révolutionnaire qui renversera un siècle plus tard l’Ancien Régime.

Après avoir si brillamment dépeint le Moyen Âge dans Je, François Villon, Teulé, qui a le don de brosser l’atmosphère d’une époque, restitue le temps des précieuses ridicules et des salons mondains, comme celui des chansons paillardes et des crasseuses garnisons du roi. Son style emprunte aussi bien à la verve des fabulistes dont Mme de Montespan fut la protectrice, qu’à la grivoiserie populaire. Et nous fait reprendre goût, par son humour irrésistible, à la saveur d’une langue piquante et imagée…

Je suis en plein milieu du livre, mais sans en attendre la fin, je vous engage vivement à lire l’histoire de Montespan. Et je vous laisse avec une vidéo-interview de Teulé à propos de Montespan.

 

Jean Teulé – Mangez-le si vous voulez 11 mai 2009

Filed under: le monde du livre — Géronimo Ier @ 13:31
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Mangez-le si vous voulezLe mot de l’éditeur: Nul n’est à l’abri de l’abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C’est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la grange d’un voisin sans ressources. Il veut également profiter de l’occasion pour promouvoir son projet d’assainissement des marais de la région.

Il arrive à quatorze heures à l’entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ? Comment une population paisible (certes angoissée par la guerre contre l’Allemagne et sous la menace d’une sécheresse exceptionnelle) peut-elle être saisie en quelques minutes par une telle frénésie barbare ? Au prétexte d’une phrase mal comprise et d’une accusation d’espionnage totalement infondée, six cents personnes tout à fait ordinaires vont pendant deux heures se livrer aux pires atrocités. Rares sont celles qui tenteront de s’interposer. Le curé et quelques amis du jeune homme s’efforceront d’arracher la malheureuse victime des mains de ces furieux et seule Anna, une jeune fille amoureuse, risquera sa vie pour le sauver.

Incapable de condamner six cents personnes d’un coup, la justice ne poursuivra qu’une vingtaine de meneurs. Quatre seront condamnés à mort, les autres seront envoyés aux travaux forcés. Au lendemain de ce crime abominable, les participants hébétés n’auront qu’une seule réponse : « Je ne sais pas ce qui m’a pris. »

Avec une précision redoutable, Jean Teulé a reconstitué chaque étape de cet atroce chemin de croix qui constitue l’une des anecdotes les plus honteuses de l’Histoire du XIXe siècle en France.

Un nouveau Teulé, c’est devenu un moment très attendu tant le Teulé est riche d’humour, souvent très sombre, voir très noir !


 

Mars 2009 3 avril 2009

mars-2009

Mars, mois moins prolifique, mais non moins excelllent.
J’ai encore craqué pour des jeux PS3 dont deux déjà terminés (Bioshock et Ratchet & Clank), un Jericho pas encore testé et un magnifique Assassin’s Creed qui est probablement un des plus beaux jeux auxquels j’ai joué !
Côté zic, ce fût le calme plat ce mois-ci !!! Et oui, une fois n’est pas coutume.
Rayon livres, j’ai osé la collection du Figaro (beurk): la bibliothèque idéale de Jean d’Ormesson. Les deux premiers tomes vont mettre tout le monde d’accord puisqu’il s’agit de Maupassant et de LaFontaine. De plus, le livre est beau. J’ai aussi trouvé quelques bouquins chez le bouquiniste du marché dieppois (faut la chercher la culture à Dieppe !). Mais j’ai eu le plaisir de me faire offrir une des 7 BD de la collection Sept: Les Sept Pirates (bof) et aussi en poche le dernier Jean Teulé, le Montespan. Et ça c’est du très bon ! Surtout je n’oublierai pas de préciser que j’ai eu aussi une des rééditions de la superbe BD Watchmen (pas la premier prix !).
Dernier étage, les DVD. Comme d’hab, je profite des offres de la FNAC quand elles se présentent et donc j’ai craqué pour le DVD du téléfilm Le Fléau, tiré du roman de Stephen King. Je l’ai déjà vu et revu mais j’ai comme qui dirait un coup de coeur pour ce film. J’ai choisi aussi de prendre A Scanner Darkly qui est visuellement étonnant. Je garde le meilleur pour la fin, le meilleur film des scénaristes et acteurs Bacri et Jaoui: Un Air de Famille. Cultissime !!!
Ah oui, je n’allais pas oublier de préciser que j’ai enfin acheté la sixième et dernière saison de Oz !