En 1996, le lycéen que j’étais ne lisais pas encore les Inrockuptibles mais Rocksound, magazine mensuel qui à chaque parution nous gratifiait d’un joyeux cd rock. Et cette année là, j’ai découvert Ash et ce fameux Oh Yeah. Là je viens de réécouter l’album 1977 d’où était tiré ce titre et il faut avouer que certains titres pourraient ressortir aujourd’hui sans qu’on imagine qu’ils sont déjà daté de 15 années. Comme quoi le rock anglais – irlandais pour être précis – est inusable !
Je me suis lancé dans une séance « rattrapage » de série et plus particulièrement la série Heroes. Aujourd’hui j’ai vu les 10 derniers épisodes de la saison 3. Oui je sais, c’est beaucoup, mais ça valait la peine. Je regrette que cette série ne connaisse plus le succès de ses débuts. Car je ne suis pas maso. Pour passer ma journée à regarder les gentils et les vilains, c’est que cette série n’est pas dénuée d’intérêt. C’est un peu le reproche que je faisais de Prison Break qui nous en avait plein la vue à la première saison et qui est partie en vrille dès la fuite de Fox River !
La saison 3 révélait les actrices Kristen Bell (Veronica Mars) dans le rôle de Elle et Brea Grant pour celui de Daphne Millbrook. Malheureusement on ne les retrouvera pas dans la saison 4. Côté acteur, c’est la participation de Zeljko Ivanek qui vaut le détour. Pour piqûre de rappel, il joue le rôle du gouverneur Devlin dans Oz, Ray Fiske dans Damages et Andre Drazen dans 24h Chrono.
La saison 3 est aussi la saison des « anciens », de leur avènement et de leur chute.
Et comme d’habitude l’histoire tourne toujours autour de Nathan, Hiro, Ando, Peter, Claire, Sylar et les autres.
Pour mettre l’eau à la bouche de la saison 4, dans le casting on y retrouve Robert Knepper (l’affreux T-Bag de Prison Break) ainsi que Madeline Zima (la très arriviste Mia de Californication).
Pour finir, un trailer non-officiel de la saison 4
Deuxième impression sur le groupe Are We Brothers. Plutôt bonne à l’écoute de ce titre ! Un titre qui fait ECHO ECHo ECho Echo echo… Par contre le clip… je suis hyper mitigé. J’adore tout le côté « fait maison ». C’est kitch à souhait, j’adhère à fond. Par contre, filmer un groupe qui joue son titre, là c’est zéro pointé. Un groupe qui joue de la musique et qu’on peut regarder en même temps, j’appelle ça un CONCERT !!! Il est où le temps des clips de Pulp ou de Blur ???…
Rajout de dernière minute: le clip de Count on me. Là, je suis partant sur le son et sur les images.
Celles qui en 2007 m’avaient fait fort bonne impression avec les morceaux « loser » et « shake » sont de retour et semblent plaire à la presse. Alors, est-ce parce qu’elles ont « grandi », qu’elles se maquillent et sembleraient donc devenir un groupe de femmes. Ou bien encore, est-ce parce qu’elles interprètent le titre « bitch« dans la série à succès Gossip Girl ? Ou alors, est-ce parce qu’elles ont réussi à faire les morceaux plus longs, qui sonnent bien et donc plus commercial… euh, je voulais dire « pop ». Moi, Barcelona, je l’écoute. J’aime bien… mais c’est loin d’être à la hauteur d’un vrai groupe de nanas rock’n'roll ! Et puis ce titre sent trop le réchauffé de White Stripes !!!
Il suffit d’un morceau comme Dominos pour faire le buzz sur un groupe. Parce que moi le côté « These girls fall like Dominos, Dominos… », je l’ai vraiment bien assimilé. A tel point que j’ai un peu de mal à me le sortir de la tête. Ceci dit, il ne faudrait pas passer à côté du reste de l’album et des autres singles comme Velvet, qui même s’il est moins commercial que Dominos, met beaucoup mieux l’album A brief history of love en valeur !
Je viens d’entendre Etienne Daho sur un podcast du Mouv. C’est le fameux Top 5 quotidien d’Emilie, et celui du 26 novembre dernier regroupait 5 morceaux de « Etienne Daho Présente ». Et dans le lot, il y a Brisa Roché. Ne connaissant pas la donzelle, je suis allé sur son myspace l’écouter et la voir. En attendant qu’elle retrouve une maison de disque, je vous propose quelques photos d’elle.
J’écoutais le 151ème podcast des Inrocks et voilà qu’au second morceau présenté par J.D The D.J, j’entends ce gros morceau électro bien gras présenté sous le nom d’Infinity Guitars. Les auteurs de ce son sont ricains et s’appellent Sleigh Bells. Irrémédiablement en regardant ce live, je me suis dit qu’on avait là de la graine de Peaches. Mais il leur reste encore pas mal de chemin avant d’atteindre la démence de Merrill Beth Nisker !
Le mot de l’éditeur: Doggy bag, la série littéraire en six saisons débutée par Philippe Djian en 2005, est sur le point de s’achever. C’est avec une impatience fébrile et un léger pincement au cœur que les fidèles attendent le dernier opus de ce récit aux rebondissements toujours plus insensés. Récompensée par le prix Vaudeville en 2007, plébiscitée par la critique et les lecteurs, en passe d’être adaptée pour le petit écran et déjà disponible en coffret poche chez 10/18, la saga du clan Sollens est un succès qui a fait de nombreux adeptes. Six livres en trois ans ! Mais quel est le secret de Philippe Djian ? Une discipline au long cours – dont l’intensité n’a jamais faibli – pour une expérience d’écriture hors norme. À chaque saison sa température. Cette fois, Noël approche ainsi que le mariage tant attendu d’Édith et de Marc. Tandis qu’une chape de neige et un froid polaire s’abattent anormalement sur la ville, la famille Sollens vaque à ses occupations comme si tous ces signes de dérèglement climatique n’indiquaient pas le déclin manifeste de notre civilisation… Mais attention au retour de bâton : toute histoire a une fin, et celle-ci promet d’être explosive…
Saison 1: Certains hommes couchaient avec Béa dans le but d’obtenir une réduction sur l’achat de leur voiture. Sur certains modèles, ils pouvaient réaliser une économie appréciable. Le jeune gars qui ronflait à côté d’elle, ce matinlà, ne méritait pas vraiment de rouler en Porsche. Elle était déçue. Elle se reprochait, la plupart du temps, d’agir dans la précipitation, de céder aussi facilement, mais pouvait-elle encore y changer quelque chose ? À trente-deux ans, les mauvaises habitudes étaient prises. Elle se donnait jusqu’à trente-cinq, pas un jour de plus. Si rien d’intéressant ne se passait d’ici-là, elle s’était juré de se ressaisir, de tourner le dos à la facilité. Elle prendrait alors exemple sur sa soeur qui s’était mariée une bonne fois pour toutes, qui passait son temps à courir les magasins, décorait sa maison et taillait son jardin entre deux séances d’aérobic. Ça ne semblait pas être le bout du monde. Et elles auraient alors des choses à se raconter.
Saison 2: Irène regarda son fils droit dans les yeux et lui demanda ce qu’il comptait faire. Elle n’était pas trop inquiète, cependant. David allait certainement baisser la tête. Les baies étaient grandes ouvertes sur le jardin. Le soleil brillait. Elle se sentait forte. Plus forte que jamais. Chaque épreuve surmontée – ces derniers temps en avaient été assez riches –, chaque mauvais pas dont elle s’était tirée l’avaient galvanisée. Levée de bon matin, pleine d’énergie, elle s’était préparée sans perdre une minute – son chignon, néanmoins, frôlait la perfection – afin d’attraper David au vol. Pour finir, il baissa la tête. “Eh bien quoi, n’es-tu pas content ? fit-elle. Avais-tu oublié qu’une femme pouvait tomber enceinte ?” Elle leva les yeux au ciel, légèrement excédée. L’irrésolution congénitale qui frappait les hommes de cette famille, et la grande majorité des autres, aussitôt que l’on abordait les questions sérieuses, l’usait littéralement. “J’avais cru comprendre que ta relation avec Josianne t’importait par-dessus tout. Y a-t-il un problème ?”
Saison 3: Au lieu de crier, elle se mordit la lèvre. Dieu merci, il ne lui avait pas arraché la croix qu’elle portait au cou. Elle se renfonça dans la sciure et les copeaux, dans le fond de la camionnette. Roger se tenait dans l’encadrement. Le soufflement de la portière s’ouvrant, coulissant sur son rail, semblait encore suspendu dans l’air. Derrière lui, le jour se couchait sur les bois, quelques nuages obscurcissaient le ciel. Un fort parfum de terre et de feuillure frappa le visage d’Irène qui sentit sur ses joues le fil glacé des larmes qu’elle avait versées sur son sort. Sa gorge était paralysée, si bien qu’elle était incapable de dire quoi que ce soit, incapable de hurler. Seul un misérable petit couinement de souris lui échappa des lèvres. Il se pencha et lui saisit une cheville. Il la tira comme un énorme gigot. Avec horreur, elle s’aperçut que c’était sa culotte qui dépassait de la poche de Roger, de sa chemisette ouverte sur son poitrail. Sa culotte qu’elle avait cherchée partout. Puis il l’empoigna – il empoigna Irène – et la jeta au bas de la camionnette, sur un sol pierreux.
Saison 4: Marc lutta jusqu’au début de l’automne. Un matin qu’il se trouvait seul à la maison et après avoir contemplé le paysage durant un bon moment, sur une musique de Supersilent, il capitula en grimaçant. Peut-être à cause des rouges et des jaunes enluminant les arbres du jardin ou des reflets mordorés du fleuve qui favorisaient l’introspection — difficile à dire. Il faisait encore chaud. Le froid ne viendrait pas à son secours de sitôt. Il tomba sur une femme – sur une voix de femme, rauque. Et après qu’il eut gardé le silence durant quelques secondes, la voix déclara qu’il devait se détendre, que tout allait bien, qu’il n’avait pas à avoir honte, que c’était une maladie, bla bla bla, que ça se passait plus ou moins de la même manière que chez les Alcooliques Anonymes, qui avaient justement leur salle de l’autre côté du couloir et que même ils se connaissaient tous plus ou moins. Marc, lui qui ne transpirait pratiquement jamais, avait le front totalement emperlé. Il se savait sérieusement atteint.
Saison 5: Joffrey estimait qu’en matière de péché il existait une sorte de prescription lorsque les faits remontaient à plus de trente ans, que le sang n’avait pas coulé et que la maison du Seigneur n’avait pas été profanée. D’autant que leur auteur manifestait de nouveau son intérêt et son attachement pour la religion. Et prêtait une oreille attentive aux besoins de la communauté – dans le domaine du transport, en particulier. Elisabeth Dorflinger et Valérie Ardentropp n’étaient sans doute pas aussi appétissantes qu’au moment des faits, mais Joffrey pouvait comprendre que Victor Sollens n’avait pas dû hésiter pendant des jours avant de les culbuter dans l’herbe, ou dans quelque autre endroit plus approprié. Il suffisait de les regarder. Avec Irène, elles formaient un fameux trio qui tranchait sur les choses éteintes, fades, falotes, qui fréquentaient ordinairement la paroisse et ne dépensaient plus guère d’argent pour soigner leur apparence, qui tout simplement avaient baissé les bras.
Saison 6: “Hello, NOTHING compares to the feeling of having a larger penis !” “Hi bro, many men around the world have successfully increased their Penis Size !” Pour un dépendant sexuel, tout espoir de guérison semblait parfois totalement utopique. De quelque côté que l’on se tournât, il était rare – il était pratiquement exclu – qu’on laissât une seconde le pauvre type en paix, qu’on n’attisât pas ses plus mauvais penchants en toute occasion, en tout lieu. Non? Marc ricana silencieusement et quitta son courrier. Une bonne douche froide allait remettre ses idées dans le droit chemin. Le ciel blanc, lumineux, tiédissait les draps cependant que les vitres s’ornaient de givre, que l’horizon fumait. Le raclement que l’on entendait provenait d’en bas, où Edith, armée d’une large pelle et chaussée de bottes fourrées, s’employait avec ardeur à dégager la terrasse. Des hirondelles affamées tournoyaient au-dessus du jardin couvert de glace. Il faisait moins vingt. L’air était particulièrement froid. Ses oreilles et ses joues brillaient comme des lampions, un jet de vapeur bleutée sortait de sa bouche.
Philippe Djian nous parle de sa série Doggy Bag:
Pour info, Philippe Djian est le parolier de Stéphane Eicher et lui a donc notamment écrit le célèbre « Déjeuner en paix« .
Il n’y a pas que dans les charts danois que Are We Brothers cartonne. Sur leur myspace, le groupe est annoncé comme le chaînon manquant entre The Clash et Bloc Party. Je trouve ça un peu fort comme approche. Je préfère écouter ce morceau que de m’étendre sur ce genre de comparatif disproportionné!